
Baisers de cinéma, ces baisers pour de faux qui vous arrachent des larmes parfois, ne sont pas plus vrais que ces cadavres bien morts qui se relèvent sitôt que le clap de fin de scène résonne sur le plateau… Et pourtant on jurerait que tout s’est bien déroulé, passé devant nos yeux, oubliant pour quelques moments, le bruit de la bobine qui ronronne en arrière plan, là tout au fond de la salle. Illusions du cinéma, faux semblants des photographies en noir et blanc que la lumière savamment distillée, infiltrée, rend plus vraies que la vie.
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